MAROC – 12.10.2013 -

 Maroc 12 octobre 2013

 

Nous arrivons à Sebta (Ceuta), enclave espagnole en terre marocaine, par le ferry du matin après une courte et calme traversée. Le passage de la douane s’effectue sans heurt, rapidement et nous voilà partis à la découverte de ce nouveau continent.

ARRIVEE EN FERRY

PHOTO A CEUTA MAISON-VOITURE-JARDIN

Notre premier coup de cœur sera la découverte de la médina de Chefchaouen, la ville bleue du Rif où nous déambulons deux jours durant au rythme de cette vie nord africaine, rythme que nous apprécions et qui nous ramène quelques années auparavant lors de notre découverte du Moyen-Orient.

PHOTOS CHEFCHAOUEN

Les ruelles labyrinthiques aux maisons contigües peintes de bleu semblent nous happer dans leur torpeur nonchalante.

PHOTO TERRASSE PHOTO AVEC LE VIEUX MONSIEUR…

La petite route de liaison entre Ichtal et Et-Tleta-de-Oued-Laou traversant de beaux paysages montagneux du Rif est en bon état et nous permet de rejoindre la côte que nous longeons grâce à la N16 terminée reliant Tétouan et Melilla.

PHOTO MONTAGNE DU RIF DE CHEFCHAOUAN à LA COTE

Les paysages sont magnifiques et nous croisons la route d’une colonie de dauphins que nous accompagnons du haut de notre falaise sur plusieurs kilomètres, jumelles en main.

PHOTO RTE CÔTIèRE 16

Quelques kilomètres à l’ouest de la baie de Torres-de-Alcala, ancienne résidence de la princesse aujourd’hui décédée, nous découvrons un vrai spot de rêve dans le camping de Cala Iris. Accueil très chaleureux et endroit splendide, calme, serein, surplombant la mer et sa baie.

PHOTO CAMPING …..

Nous longeons, à la vitesse de l’escargot, cette côte méditerranéenne en attendant l’arrivée de Caroll et Philippe pour notre Première sur les pistes Gandini.

Nous prévoyons de bivouaquer au Cap des trois Fourches,  spot apparemment idéal pour ce faire, selon notre guide. Alors qu’elle n’est pas notre surprise, après avoir emprunté une route vertigineuse et sinueuse dans la nuit nous ayant valu quelques tensions dorsales, de nous heurter à un énorme phare-base-militaire en bout de route. Nous étions un peu mal pris, arrivés dans ce cul-de-sac pentu et étroit en pleine nuit, entourés d’une mer à peine dévoilée par un beau croissant lunaire.

PHOTOS CAP LES TROIS FOURCHES

Alors que nous sortons du camion tentant d’évaluer nos possibilités d’effectuer un demi-tour, nous apercevons un homme qui nous observe. Il s’agit d’un militaire qui nous propose de monter voir la vue depuis son antre phare et nous observe durant notre manoeuvre pour tenter de nous mettre à plat pour la nuit.

PHOTOS cap des trois fourches

Au matin, après une nuit bercée par les vents arrivant de toute part, nous regagnons Nador puis notre rdv GPS avec Philippe et Caroll qui nous attendent depuis 4 heures, installés sur leurs chaises en plein soleil en bordure du rond-point et …avec le sourire !

PHOTOS RETROUVAILLES

Nous sommes super contents de ces retrouvailles et impatients de la semaine de piste qui se profile devant nous. Nous rejoignons Taourirt par la N19 avant de rechercher un beau bivouac par la petite piste P6046. Allah est grand, nous dénichons un bivouac de rêve entre et sous des pins nous rappelant un paysage des Landes, bien improbable après ces kilomètres plutôt désertiques.

PHOTO PREMIER BIVOUAC

Première soirée bien arrosée et nuit tranquille avant de reprendre la piste-route jusqu’à Aïn-Benimathar point de départ de la piste Gandini G2a traversant les hauts plateaux du Rekkam et point de rencontre avec « Riton », un ami de Caroll et Philippe qui se joindra à notre virée contrairement à ses plans initiaux.

Photo début de la piste

Premier tronçon fort sympathique sur des plateaux caillouteux entrecoupés d’oueds asséchés et de reliefs en chapeau plat où nous ne croisons pas grand monde si ce n’est quelques éparses habitations ou tentes berbères d’où accourent à toutes jambes les enfants.

PHOTO PLATEAU REKKAM

Nous roulons toute l’après-midi sur ces plateaux spectaculaires dont la chaleur nous surprend malgré l’altitude (1400-1500alt). Les paysages ne sont même pas monotones quoique désertiques.

PHOTO REKKAM

Nous filons notre piste à la recherche de notre second bivouac qui ne nous décevra pas. Nouvelle nuitée sous les pins, proche de quelques sommaires habitations avec en contrebas l’oued asséché.

PHOTO DEUXIèME BIVOUAC

Des enfants viennent nous observer et nous passerons quelques beaux moments à jouer aux dominos avec deux jeunes filles timides, qui contrairement aux garçons ne nous demanderont rien.

PHOTO AVEC LES ENFANTS

Il faut dire que nombres de touristes et voyageurs bien intentionnés ont quelque peu détérioré les contacts avec la population autochtone, à distribuer des stylos et bonbons à tout va.

Photo BIVOUAC

Nous nous offrons la joie d’une sommaire douche-bircher (1,5l d’eau en spray) afin de nous dépoussiérer avant de refaire le monde à coup de pastaga et de porto suivi d’un bon repas à la fraiche.

PHOTO TABLéE

Au matin, après la séquence nettoyage de nos détritus par le feu, nous reprenons notre parcours hors-piste sur quelques mètres avant de rejoindre une piste nous menant à Tendrara d’où nous joignons la route pour nous rendre jusqu’à Boudnib, quelques 200 kilomètres en aval, nouveau point de départ pour un tracé hors-piste un peu plus musclé et absolument splendide.

PHOTO FEU DU MATIN

Après nous être régalés d’un tagine de kefta, nous allons jardiner un peu, comme on dit dans le jargon des fans de hors-piste, afin de trouver le début de la piste Nord-Sud reliant Boudnib à Merzouga et traversant l’Hamada du Guir, proche de la frontière algérienne. (parcours GT1 Gandini)

PHOTO DéBUT PARCOURS GT1

Nous croisons de petites shops sauvages dressées au milieu des plaines caillouteuses et désertiques par certains bergers berbères et dont les prouesses linguistiques titillent notre bienveillance tout en nous faisant sourire.

Photo SHOP BERBèRE

Nous hésitons à trouver notre place de bivouac et continuons malgré l’heure avancée et le crépuscule naissant pour nous fourrer dans la partie la plus technique du parcours.

VIDEO MONTEE TECHNIQUE

On a beau se dire qu’il ne faut pas rouler de nuit, trouver un bivouac de jour, etc., etc., nous arrivons quand même à nous retrouver dans des passages d’oued difficiles de nuit, comme des c… !

PHOTO PASSAGE TECHNIQUE

Finalement nous faisons preuve d’une certaine sagesse et, trouvant un plateau encerclé de montagnes dont nous nous demandons bien comment nous allons sortir le lendemain, nous installons notre bivouac.

PHOTO BIVOUAC SUR LE PLATEAU AU PIED DE L’HAMADA

La nuit sera un peu plus agitée pour certains et certaines réveillés dans ce silence pourtant total d’une nuit froide et étoilée, se demandant comment sortir de ce cul-de-sac tortueux, pentu, raviné et sauvage. Certains guettent le vent, les nuages et redoutent la pluie qui, si elle survenait, nous plomberait là pour quelques jours peut-être.

PHOTO BIVOUAC CUL DE SAC

Au matin, le ciel clair et dégagé est de bonne augure et sous le soleil nous apercevons la piste nous ayant échappé la veille dans l’obscurité. Petit retour en arrière de 500 mètres  et nous voilà remis  en piste pour une nouvelle journée de pur bonheur…enfin bonheur mitigé pour les enfants qui trouvent quand même que ces journées « orangina » sont un peu longues.

PHOTO TECHNIQUE PASSAGE DU CUL DE SAC

Si nous nous régalons de savoir comment nous allons franchir certains passages difficiles, appareils photo au poing, les enfants eux, restent un peu perplexes face à notre enthousiasme.

PHOTO PASSAGES DIFFICILES

Après cette partie dite technique, nous atteignons de nouveaux plateaux encerclés de reliefs imposants dont les stries géologiques nous font prendre toute la mesure de la petitesse de nos vies éphémères.

PHOTO FALAISES

Bref, c’est splendide. Nous atteignons une belle oasis émergeant comme par magie d’une étendue de pierres volcaniques noires totalement lunaire: l’effet est saisissant ; surtout après avoir roulé plusieurs heures dans ces décors géologiquement ahurissants.

PHOTO AVANT ARRIVéE OASIS

Il est presque étonnant de ne croiser personne sur ces plateaux, vallées, falaises, dans ces ravines et oueds asséchés ; on a  tant le sentiment que ces paysages nous livrent l’histoire du monde, étalée sur des millions d’années au travers des stries, agglomérats, cavernes, scissures sismiques, gravats volcaniques et plateaux lunaires qu’on s’attendrait presque à découvrir à chaque ligne d’horizon camps de géologues et historiens penchés sur la caillasse.

PHOTO FALAISES STRIEES

Bref, rien de mieux pour un bivouac de longue durée, étant arrivés cette fois de bonne heure, dans cette belle oasis.

PHOTO BIVOUAC DANS L’OASIS

Là, nous nous lâchons vraiment et déquillons Pastis, Martini, cubi de rouge et Rhum brun délicieux dans ces contrées surveillées par l’œil divin. Quoique nombreux sont les musulmans à nous demander de leur troquer une bouteille de vin contre fossiles et autres pièces décorées et polies. Apparemment, Allah n’est pas contre… mais nous oui. Déjà qu’on nous appelle stylo, faudrait pas qu’on nous court après en criant pastis, pastis, vin rouge…

PHOTO BIVOUAC OASIS

Ce bivouac sera notre dernière soirée sauvage en compagnie de notre parrain Philibert, garant de notre baptême des pistes marocaines, de sa gazelle des sables, véritable driveuse tout-terrain ainsi que de leur ami Riton, qui nous aura accompagnés tout au long de cette belle aventure.

PHOTO BIVOUAC

Au matin nous reprenons la route qui se rapproche des dunes de Merzouga et dont le dernier tronçon se compose de pistes sablonneuses.

PHOTO PISTE AVANT DUNE

N’ayant pas dégonflé nos pneus, nous tirons sur le moteur et le camion chauffe suffisamment pour nous forcer à nous arrêter en plein vent de sable et sous un soleil cuisant.

PHOTO PISTE DUNE MERZOUGA

Nous mangeons du sable, dégonflons les pneus et reprenons la piste, notre scarabée des sables avançant facilement et sans chauffer.

PHOTO ARRIVEE FIN DE PISTE

Arrivée à Merzouga, fin de parcours. Nous terminons notre épopée à Erfoud, petite nuit à l’hôtel et soirée tranquille avant de nous séparer au matin, qui de rebrousser chemin le cœur gros de quitter ces latitudes, qui de repartir un peu plus au sud, le cœur léger ;0)

PHOTO FINALE

 

 

 

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