Tasmanie, Australie

Tasmanie, du 29 janvier au 18 mars 2012

 

Nous arrivons en Tasmanie à Devenport, petite ville portuaire de 24’300 habitants, dans les brumes matinales, après une nuit à bord du Spirit of Tasmania. La ville ne présente pas d’intérêt en elle-même si ce n’est son promontoire de Mersey Bluff qui offre une vue splendide sur la côte et son musée dédié à la culture aborigène retraçant l’histoire de l’extermination des Aborigènes, entre les années 1828 et 1876.

 

PHOTO PROMONTOIRE DEVENPORT

 

La Tasmanie fut séparée du continent australien il y a quelque 10’000 ans de cela. Les Aborigènes furent alors totalement isolés du continent et développèrent une culture propre à leur situation ; dépendance totale de l’homme à son environnement, aux saisons, au climat rude et lunatique. Leur vie fut nomade et c’est dans le respect de leur Terre Mère qu’ils subvinrent à leurs besoins et développèrent diverses techniques de navigation, de pêche, de chasse et de cueillette.

 

PHOTO MUSEE DEVENPORT 

 

Comme toutes les peuplades endémiques et nomades, les aborigènes qui vivaient à l’écoute des cycles naturels établirent un équilibre entre leurs besoins et ceux de la nature.  L’arrivée des colons sonna la fin de cette vie harmonieuse ; non seulement dépossédés de leur Terre, les Aborigènes furent utilisés pour les travaux forcés, les femmes furent violées et ceux qui ne furent pas massacrés, moururent d’épuisement, de malnutrition ou de maladie dans des conditions inacceptables. La Tasmanie fut également la destination favorite de milliers de bagnards anglo-saxons…

Cette île australienne au passé dramatique chargé d’horreurs indicibles, essaye aujourd’hui d’oublier, ainsi que de faire oublier, ce passé afin de reconstruire son identité à l’image de ce qui fait tout son charme : une nature sauvage et une biodiversité préservée et splendide ; cette nature sauvage et préservée lui a valu d’être inscrite au patrimoine de l’UNESCO avec la plus grande zone tempérée protégée au monde.

 

Photos PAYSAGES

 

Itinéraire du 30 janvier au 18 mars 2012,( pour les fans de carte et/ou d’éventuels voyageurs intéressés)

 

Arrivée à Devenport, le 30 au matin par le Spirit of Tasmania. Visite de la côte nord et nord ouest via, Penguin,  Port Coff,  Boat Harbour Beach,  Cap Cod national Park, les sister beach, Stanley en direction de River Arthur pour atteindre Corinna, bourg de 5 habitants à l’année, lové au bord de la Pieman river que nous atteignons par la longue et phénoménale piste Explorer Higway. Retour vers l’intérieur des terres en passant par Warratha pour rejoindre Craddle Valley puis, traversée des villes minières (dont Warratha) de Zeehan, Srahan et Queenstone, villes forgées à l’image du rude climat de la côte ouest avant d’arriver au Lake St-Clair, point d’arrivée de l’Overland au départ de Craddle Valley. Direction Hobart , la capitale, par la « route des lacs et des rivières » avant de filer sur Bruny Island. De retour sur Hobart nous grimpons sur le Mont Wellington avant de rouler vers l’est et la péninsule de Tasman, Port Arthur, puis longeons la côte est direction de Maria Islande que nous atteindrons par le ferry, abandonnant notre c.c contre 3 jours de randonnées VTT et camping. De retour à Triabunna nous longeons la côte Est jusqu’à Swansea, puis la péninsule de Freycinet et sa mythique plage Winneglass Bay. Nous remontons sur St-Helen, Binalong Bay, Bay of Fires et le parc national de Mount William. Quelques bivouacs splendides plus tard, nous retournons à la civilisation en passant par Brideport, Beauty Point puis la ville de Lauceston avant de continuer sur Deloraine, et Mole Creek. Retour sur Devenport en passant par Sheffield et le lac Barrington. Durée du séjour, 6 semaines.

 

PHOTO SPIRIT OF TASMANIA ET CC

 

Le nord :

Le nord « Tasman » se différencie entre Est et Ouest. Si l’Est est sauvage et comprend de nombreux parcs nationaux côtiers ainsi que de longues plages vierges, le nord-ouest est plus peuplé.

 

PHOTOS CÔTE OUEST NORD

 

De jolies petites villes se dressent le long de la côte et présentent quelques attraits touristiques tels que musées, « anciens bâtiments », activités attractives. La région côtière de Devenport à Stanley s’habille de contrastes ; mer turquoise et plage de sable blanc ou de roches striées et fossilisées, paysages champêtres opposant champs de blé jaune doré et plantations de pavots blancs. L’intérieur des terres est valloné et composé de lacs, rivières, chutes et forêts, dont quelques forêts humides.

 

PHOTO DU PHARE

Les petites villes côtières se ressemblent, quelques « vieilles » bâtisses, une ou deux églises anglicanes « anciennes », une rue principale marchande et de grands lotissements de maisons en bois peint avec jardin clôturé et voitures devant l’entrée.

 

PHOTO STANLEY

 

Nous apprécions particulièrement le village de Stanley lové au pied du Nut, promontoire naturel peuplé de pademelons, marsupiaux timides, et surplombant l’océan en s’ouvrant sur un horizon infini.

 

PHOTO PADEMELONS STANLEY

 

Du rugissant et venteux Nord-Ouest jusqu’au vierge et démesurément sauvage Sud-Ouest via la côte, rude et tranchante.

 

PHOTO MARRAWAH, ARTHUR RIVER

 

Arrivés sur la côte ouest a proprement parlé et c’est le changement de décor. L’ouest de la Tasmanie est réputé pour son climat hostile, ses vents violents, sa mer colérique et sa rudesse de vie.  Si le développement des mines et l’extraction d’étain, de fer, de zinc ou d’or furent à la base d’années florissantes où la vie battait son plein, les hôtels fleurissaient comme des champignons et les salles de spectacles pimpantes s’illuminaient d’enseignes colorées,  la fermeture de certaines d’entre-elles et la diminution de l’exploitation des autres, signèrent le déclin de ces villes minières qui ressemblent aujourd’hui à des cités fantômes, comme figées dans une torpeur brumeuse et pluvieuse.

 

PHOTO SUR L’EXPLORER HIGHWAY

 

La côte sauvage et venteuse offre des paysages désolés et splendides. La Higway Explorer, piste d’une centaine de kilomètres, traverse tantôt des plaines herbeuses et toundra ainsi que de grandes forêts d’épineux,  dont le pin Huon, et d’eucalyptus. Les lichens et mousses rivalisent en couleur avec les herbes rougeâtres, la terre rouge, les pierres calcaires et les camaïeux de verts.

 

PHOTO EXPLORER HIGHWAY

 

Durant plusieurs heures nous ne croisons personne, comme abandonnés dans cette nature oubliée. Le temps pluvieux ajoute une touche de surréalisme au paysage entouré de brume et nous sommes presque étonnés de voir, après une bonne centaine de kilomètres de piste, campings-cars et voitures garés devant le seul bâtiment public de Corinna, implantée sur les berges de la Pieman’s River et qui compte 5 habitants à l’année.

 

PHOTO CORINNA

 

Cette rivière fût découverte par hasard dans les années 1800 après qu’un navire anglais en perdition eu réussi à franchir la barrière de récifs séparant la mer et la Pieman’s River. Rares sont, aujourd’hui encore, les bateaux qui se hasardent à tenter la traversée de ce passage. Après plus d’une heure de bateau sur la rivière au départ de Corinna, nous atteignons le « delta » où s’entrechoquent eau et récifs et nous passons quelques heures à nous abîmer dans ce décor tumultueux et rugissant.

 

PHOTO POINTE PIEMANS RIVER

 

Nous continuons notre route en direction de Waratah, ville fantomatique à l’hôtel esseulé et froid, seul point de ravitaillement en raisins fermentés, empruntons la Murchison Highway en direction des autres cités minières telles Zeehan, en faisant un petit crochet par la Craddle Valley. Craddle Valley, point de départ de l’Overland track, randonnée mythique de 6 jours en autonomie complète figurant dans les 10 plus belles randonnées au monde et que nous rêvons d’entreprendre.

 

PHOTO CRADDLE VALLEY

Notre hésitation nous poursuivra durant plusieurs semaines et ce n’est qu’après avoir tenté 3 jours de randos VTT en autonomie complète sur Maria Island que nous déciderons que c’est bien trop de poids à se partager entre deux adultes et deux enfants. L’Overland track restera un rêve à accomplir un jour… Heureusement, nous profitons des deux nuits sur place pour parcourir les randos alentour, découvrir la première partie du track ainsi que le Dove Lake et la faune locale, dont nos premiers wombats.

 

PHOTO lAKE DOVE

 

Nous nous rappellerons toujours notre premier wombat aperçu en retrait du sentier pédestre formé de lattes de bois surélevées et traversant une « plaine » de petits arbustes gras. Nous sommes sous le charme et tentons une avancée vers l’animal qui nous scrute, nous écartant du sentier balisé. Toutes sortes d’onomatopées murmurées accompagnent notre progression jusqu’à l’animal que nous observons à quelques mètres de distance et que nous mitraillons (juste un peu)  à grands coups de Canon.

 

PHOTO WOMBATS CRADDLE VALLEY

 

Nous ne savons par quel heureux présage, Nadja se met à observer ses chaussures de marche qui semblent onduler toutes seules. Caramba, les chaussures sont bel et bien en mouvance, recouvertes d’une horde affamée de sangsues dressées à la recherche d’un chemin vers la tendre chair promise. Beurk, panique à bord, et c’est après un grand cri de guerre que nous nous replions tous illico sur le chemin en bois. Nous devions former un beau tableau ;  ensemble de quatre hystériques pris dans une vraie danse de Singy au milieu de cette étendue verte et sauvage. Après avoir largué nos hôtes plus qu’indésirables nous courons nous réfugier à quelque distance scrutant ces formes mouvantes, dressées telles des antennes assoiffées de sang et avançant dans notre direction. Hallucinant !

 

Photo sentier craddle valley

 

Nous retrouvons la Murchinson Highway et continuons en direction de Rosbery et Zeehan avec son fabuleux musée sur l’histoire des pionniers et le développement de l’industrie minière, jusqu’à son apogée, fin XIXe. Vint ensuite son déclin, des années 30 à 60 et ne reste aujourd’hui qu’une pâle réplique de la « Ville d’Argent » d’autrefois, et qui exploite l’unique mine à ciel ouvert actuelle, mine extrayant le zinc.

 

PHOTO ZEEHAN ET MUSEE

 

A quelques 50 kilomètres au sud nous arrivons à Strahan, ville côtière et dernier bastion de la civilisation de la côte ouest avant d’atteindre le Franklin et Gordon national park, inscrit au patrimoine de l’UNESCO et qui s’étend sur des milliers de kilomètres de forêts humides, de rivières et gorges. Nous profitons de quelques journées ensoleillées, fait apparemment exceptionnel, pour survoler le parc et visiter les chutes Sir John atteignables uniquement en hydravion ou par une longue et éprouvante descente en rafting de 15 jours. Nous avons opté pour l’hydravion avec en prime un  bon mal de mer aérien.

 

PHOTO STRAHAN ET CHUTE PARK FRANKLIN (CHUTE CARAMEL)

 

Nous continuons sur Qeenstown traversant d’ultimes paysages figés et lunaires, aux ravines érodées témoignant des dégâts provoqués par les émissions de soufre, actuellement contrôlées. La ville nous donne envie d’aller voir ailleurs si la vie existe toujours, tant elle semble assoupie et abandonnée.

 

PHOTO MINE SOUFFRE, LAC JAUNE

 

De l’intérieur des terres au sud-est

 

Nous traversons le nord du park Franklin, no man’s land sauvage, en empruntant la seule route existante et après quelques bivouacs sauvages nous nous retrouvons à Lac Saint Clair, point de chute de l’Overland Track. Nous optons pour quelques belles randonnées d’une journée, dont celle qui clôture la fin du Track de 6 jours. C’est là que nous rencontrons notre premier Tiger Snake qui nous refroidit un peu et nous assigne à la prudence. La randonnée de 6 heures le long du lac est splendide et le fantôme de l’Overland Track revient nous hanter. Ici encore la faune est splendide : échidna, wombat, kangourou, kroll ; du pur bonheur.

 

PHOTO LAKE ST CLAIR PHOTO SERPENT RANDO

 

Nous abordons la côte Est de « Tassie » avec notre arrivée sur Hobart, capitale insulaire, en passant par Hamilton. La ville d’Hobart nous enchante ; nous flânons dans ses ruelles,  retrouvons une vie animée et détendue, petits restos et terrasses sympas, joli port de plaisance, la ville s’anime d’un marché artisanal très prisé le samedi matin et après la rudesse de l’ouest cette halte nous reconnecte avec la civilisation.

 

PHOTO HOBART

Nous longeons la côte jusqu’à Kettering d’où nous prenons le ferry pour nous rendre sur Brunny Island.

 

PHOTO KANGOUROU BLANC et photo echidna

 

L’île est enchanteresse ; nous découvrons les seuls spécimens de kangourous blancs, nos premiers échidnas, une foule d’oiseaux surprenants et curieux dont les rossellas qui nous assaillent et se perchent sur nous, observons les manchots pygmées de nuit le long de l’isthme appelé « the Neck »

 

 

PHOTO DE L’ISTHME

et reliant le sud au nord de l’île, bivouaquons dans des endroits de rêves puis rencontrons Monique et Charly deux suisses en voyage que nous retrouverons en d’autres occasions sur le Main Land australien.

 

PHOTO BIVOUAC MONIQUE ET CHARLY

L’île très peu peuplée ne comprend que de rares routes asphaltées et présente de multiples sentiers de randonnées.

 

PHOTO AU PHARE

Nous embarquons pour une excursion de 3 heures en mer mettant en valeur les côtes déchiquetées aux falaises striées comme peintes à la main et observons, le nez pincé, des colonies de phoque implantées sur quelques roches isolées au milieu des embruns.

 

PHOTO COLONIES DE PHOQUE

 

De retour sur l’île principale nous remontons sur Hobart et grimpons au sommet du Mont Wellington, surplombant la ville. La route est soi-disant fermée dès 20heures et il semble qu’il soit interdit d’y passer la nuit. Nous allons trouver le gardien en lui expliquant que nous souhaitons squatter l’endroit afin de jouir de la tombée du jour et surtout du lever du soleil, ce qui lui fend le visage en deux nous assurant qu’il n’y a rien de plus beau.

 

PHOTO COUCHER SOLEIL MONT WELLINGTON

Nous y passons donc la nuit, une nuit étoilée et froide et affrontons un bon minus 5 degrés au lever du jour pour observer la mer et la terre s’embraser avant de s’illuminer totalement.

 

PHOTO MONT WELLINGTON LEVER SOLEIL

Chaque Homme devrait se coucher et se lever avec le soleil ; il serait ainsi saisi de la beauté du monde et ne pourrait dès lors plus se permettre de pirater la Terre ni de la dénigrer sans conscience. Témoin de cette magie immuable perpétrée depuis des millions d’années et chaque fois empreinte d’une splendeur nouvelle, l’Homme serait alors bien obligé de faire preuve d’humilité devant sa propre existence, infinitésimale…

 

Photo mont Wellington

 

Nous regagnons le plateau, traversons Hobart et continuons sur la péninsule de Tasman encore plus à l’Est. Cette péninsule mérite elle aussi de prendre son temps. Nous y passerons 5 jours sans en avoir fait le tour. Nous découvrons ici aussi une nature farouche et des sentiers de randonnée sauvages longeant des falaises élancées bravant une mer infinie.

 

PHOTO CAP RAOUL

Nous dormons devant la plage dont le bord est formé de roche fossilisée, sortes de tesselles naturelles aux reflets cuivrés variant ses teintes en fonction de l’inclinaison du soleil.

PHOTO TESSELPAVEMENT

Les wallabies nous entourent dès le soir et les rossellas jaunes et verts viennent ici aussi, se percher sur les bras des enfants, picorant des pipasols dans leurs mains tendues.

PHOTO CAMPEMENT WALLABIES ET ROSSELLAS AVEC LES ENFANTS

 

Là encore, nous sommes confrontés à la violente histoire d’appropriation des terres par les colons britanniques en la visite de Port Arthur, bastion de violences et du génocide aborigène avant de devenir l’ancienne prison « accueillant » les bagnards anglo-saxons les plus récalcitrants ; punition suprême soldée, dans une majorité de cas, par la mort.

PHOTO PORT ARTHUR

 

La côte et le nord-est, jusqu’à Lauceston

 

La remontée de la côte Est est absolument splendide. Si l’ouest nous a montré son visage tourmenté, la côte est nous révèle sa douceur ; nous bivouaquons 3 jours durant sur Maria Islande ou tout n’est qu’harmonie.

 

PHOOT MARIA ISLAND ET VELO , PHOTO BIVOUAC TENTE

 

Cet aspect de l’île nous saute aux yeux ; est-ce l’énergie qui l’entoure ? Tout semble se détacher, comme sublimé par l’air environnant ; les arbres aux troncs striés, les branches aux lambeaux rougeâtres.

 

PHOTO ARBRE MARIA ISLAND

 

Les roches aux variations d’ocre strié de gris, le bleu de la mer et la blancheur du sable, les étendues de « toundra » surpeuplées de kangourous et wombats, les plages aux coquillages fossilisés et encore une fois une faune ornithologique dépaysante.

 

PHOTO PAINTING ROCKS M.I

À part notre nourriture liophylisée et des températures ma foi raffermissantes, tout est divin.

PHOTO KANGOUROUS WOMBAT MARIA ISLAND

Le retour sur « Tassie » sera moins divin ; visages pâles dans la tempête et regards peu rassurés de plusieurs d’entre nous devant ces déferlantes sur cette embarcation qui semble soudainement bien minuscule.

Photo MARIA ISLAND

 

La route continue : Triabunna, little Swanport, Swansea, Coles bay et la péninsule de Freycinet où nous nous arrêtons quelques jours consécutifs.

 

PHOTO EN DIRECTION DE FREYCINET

 

Journées dédiées à la pêche, pêche aux calamars et autres divins poissons, la marche, le farniente. Baie mythique de Winneglass bay et sa mer turquoise, friendly beach et ses centaines de poissons lumineux, un arrêt qui s’impose.

 

PHOTO FREYCINET PéNINSULE ET BIVOUAC ET PÊCHE

 

Suivent Bicheno, St Helens et la baie de Binalong, contraste de rouge, blanc et bleu au naturel, s’étalant sur des dizaines de kilomètres et rejoignant The Bay of Fire atteignable à pied et par la piste reliant Anson Bays.

 

PHOTOS BAY OF FIRE

 

Là, nous dénichons un véritable spot de fou difficile à quitter.

 

PHOTO BIVOUAC VERS ANSON BAY

 

Nous poussons encore plus loin et atteignons le phare de la pointe Est du parc William et additionnons les bivouacs de rêve avant de quitter cette partie esseulée de l’île à cette période de l’année. Le plein été ne doit pas rendre fait du charme de ces endroits même si la baignade doit alors y être bienvenue. Ce qui n’est pas le cas pour nous qui nous gelons les orteils des heures durant, tentant de ramener du poisson et semant nos hameçons entre les roches profondes. Il y a deux sortes de pêcheurs : le bon pêcheur et …le très bon pêcheur !

PHOTO PÊCHE BIVOUAC ANSON BAY

Des kilomètres de pistes poussiéreuses nous ramènent vers la civilisation ; Bridport, George Town. Remontée sur la berge Est de la Tamar river jusqu’à Beauty point, pas si « beauty » que ça et arrivée à Lauceston.

 

PHOTO LAUCESTON

 

La ville nous plaît bien, surtout ses alentours, balade dans les entailles de falaises vertigineuses, baignade dans un lac gelé, bonne chair ; que du plaisir.

PHOTO LAUCESTON

 

Nous nous enfonçons dans les terres jusqu’à Deloraine avant de continuer par les routes secondaires jusqu’à Mole Creek où nous dormons dans un endroit tout en douceur ; petit ruisseau peuplé de platypus et veillée sous un ciel étoilé.

PHOTO DU BIVOUAC DE MON ANNI COLE CREEK

Sheffield puis le lac Barrington seront nos dernières étapes avant de reprendre le fameux Spirit de Tasmanie pour un retour vers le Main Land. Nous pensions passer 3 semaines en Tasmanie et y sommes restés le double de temps. Ce périple a été enchanteur pour les enfants comme pour nous. La proximité des différents spots à visiter rendent la Tasmanie plus qu’abordable et permet de passer d’un univers à un autre en s’économisant de kilomètres parfois harassants, comme sur son confrère australien, le Main land.

PHOTO SPIRIT OF TASMANIE

 

 

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