C R O A T I A – 17/08/2011 -

HRVASKA- CROATIE

La côte Istrienne est un mélange de terre rouge, de criques vertes transparentes bordées de galets blancs, de cyprès et de pins majestueux, de petits villages plus ou moins dénaturés par le tourisme et d’Allemands, d’Italiens, de Slovènes, d’Autrichiens et de Hongrois par milliers. De même sur les îles de Cres et de Losinj , l’envahissement est total. Dommage ou alors heureusement, ainsi nous poursuivons notre route moins tentés de rester dans ces petits coins de paradis. À Pula, située à la pointe de la côte Istrienne, nous avons admiré un des 6 plus grands amphithéâtres romains, plus impérial même que le Colisée de Rome, dixit traducteur audio.

Nous quittons la région côtière et nous dirigeons vers le parc national de la Krka. La route s’enfile entre les vallons recouverts d’arbustes, de caillasses et de feuillus. Le long de la route, de nombreux vendeurs proposent leurs fromages, miels et eaux de vie.

Nous descendons maintenant en direction du sud-ouest par la Dalmatie du Nord. L’intérieur des terres n’est qu’une succession de montagnes et de terrains arides et karstiques. Il fait chaud et nous avons hâte de découvrir la rivière de la Krka et ses chutes réputées. Mais avant ça, petite halte dans la ville côtière de Zadar.

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Zadar, peuplée de 70’000 habitants, est dotée d’une jolie vieille ville située sur la presqu’île entre le port et la baie de Jazine. Cette ville dominée par la sérénissime, bombardée par les Alliés puis reconstruite pour subir à nouveau les assauts serbes et leurs pluies de roquettes jusqu’en janvier 93, offre aux touristes l’image d’une ville culturelle, historique et urbaine. On ne se doute pas à déambuler dans son centre historique, que celui-ci fut détruit à 60% . La particularité de cette ville, qui nous a séduits tous les 4, est l’incroyable « orgue marin », conçu par l’architecte Nikola Basic. Sur la promenade du  bord de mer, 70 trous apparaissent dans le pavement et laissent échapper une mélodie induite par la puissance des vagues s’insinuant dans les conduits de l’orgue sous-marin. Incroyable et très beau à entendre.

Les campings de Skradin n’étant autres que de grands parkings en bord de route, nous poussons jusqu’à Vodile, via Sibenik où nous nous offrons une journée complète de camping –mer-attractions-toboggans, pour le plus grand bonheur des enfants.

Le parc national du Krka abrite des chutes naturelles en perpétuelles transformations; les travertins, formés par la végétation et le carbonate de calcium, qui sont à l’origine des chutes, se modifient au fils du temps selon les intempéries, le climat (…).  La végétation formée de hêtres, de charmes, d’épicéas (…), de roseaux, de mousses, teinte le paysage d’une verte douceur après les montagnes arides. Beaux panoramas dont l’aspect sauvage n’est malheureusement pas très bien préservé. On peut y voir également des moulins et divers ateliers, témoignant des métiers traditionnels. Après une petite baignade au pied des chutes, nous partons pour Dubrovnik.

Dubrovnik, appelée la perle de l’Adriatique, n’a pas volé son nom. ; c’est une ville chargée d’histoire et de charme. Afin de fuir les attaques constantes des barbares, les habitants de l’époque bâtirent des maisons dans les falaises de l’Adriatique puis, pour s’abriter des envahisseurs, ils érigèrent des murailles qui entourent aujourd’hui la ville, de façon grandiloquente. Faire le tour de Dubrovnik  sur les hauts de ses murailles et l’observer; ses toits rouges enchevêtrés, ses clochers, ses monuments, son port, la vie qui se presse dans chaque ruelle étroite. Se baigner le long des rochers et se mélanger aux autochtones venus se rafraîchir en fin de journée. Observer un vieux pêcheur et son chat. Manger sur une terrasse surplombant le port, totalement vannés par une journée de déambulations sous une chaleur écrasante.

Bref, la visite de Dubrovnik est un détour de plusieurs heures sur une route sinueuse, que l’on ne regrette pas. Nous rebroussons chemin au matin pour nous rendre à Split, où nous passons une nuit au bord de la mer, tranquilles. La vieille ville de Split est jolie et petite. Nous croisons au coin d’une ruelle pavée une femme et sa balance qui nous propose de nous peser et de nous mesurer pour quelques kunas. Maintenant nous sommes fixés. Nous calculerons à la fin de nos pérégrinations les centimètres gagnés par Léna et Tom ainsi, qu’éventuellement, les kilos que nous aurons pris…

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Nous quittons Split en fin de matinée pour nous rendre au parc naturel de Plivitce où nous marchons durant des heures dans un décor à couper le souffle. Je crois que ce parc sera notre coup de cœur avec Dubrovnik. 16 lacs se chevauchent, séparés par des chutes parfois gigantesques, dans un décor naturel, préservé et sauvage. De toute beauté! Nous ne quittons ce parc qu’en début de soirée, à la recherche d’un camping qui n’existe plus! Après avoir roulé 80 kilomètres, nous nous arrêtons en bordure de route pour manger un bout de cochonnaille, puis décidons de continuer sur Zagreb. Là, ne trouvant pas de camping, ni de bons conseils, nous nous retrouvons finalement en Slovénie dans un camping top la classe. À l’arrivée, les enfants qui dorment depuis longtemps, ne se doutent pas de la surprise du réveil. Nous, nous savons que la journée du lendemain sera cuite et que Zagreb attendra; le camping comprend un énorme aqua-parc extérieur et intérieur…

Enfin à Zagreb. Le petit funiculaire nous emmène vers la ville Haute ou nous assistons à une sorte de relève de la garde digne de Londres, devant l’église Saint-Marc. Le toit de cette église est une vraie œuvre d’art. Il est orné des écussons, actuel et moyenâgeux, de Zagreb. Chaque jour à midi, un grand coup de canon est tiré et deux hypothèses sont émises quant à son origine, perpétuée encore aujourd’hui. Une est tirée d’une légende dont je ne me souviens plus (oups), et l’autre suppose de permettre à toutes les horloges des églises de vérifier qu’elles soient à l’heure.

Voilà, nous quittons la Croatie et nos vacances se terminent. Le voyage, à proprement parler, commence.

Nous nous dirigeons vers le nord-ouest de la Roumanie, via la Hongrie et les bains mythiques de Budapest.