Syrie 2 – 23/10/2010 -

Décidemment la douane syrienne n’est jamais simple. Aguerris de notre première expérience, nous préparons notre passage en douane et arrivons munis de liasses de liras Syriennes pour payer la taxe diesel. Nous nous acquittons de la taxe jordanienne et continuons plus loin. Là, surprise, personne ne veut de nos lires syriennes. Il nous faut repasser par la banque pour les changer en dollars puis retourner au guichet et là, ô deuxième surprise, un agent me rechange mes dollars contre des lires syriennes.  Business, business…De guichets en guichets je me retrouve, malencontreusement, dans les bureaux centraux, au milieu des douaniers. Ils rigolent et m’invitent à m’assoir boire le café tout en me remplissant les documents.  Les douaniers viennent un à un me scruter de la tête aux pieds, me sourient, les remarques en arabe, que je ne comprend pas, fusent et je vis mon grand moment de solitude comme on dit. Je ressors, pas très à l’aise et contente d’aller prendre l’air…le voile doit avoir quelques avantages parfois…non ?
Nous aurons mis 30 minutes pour quitter la Jordanie et 1h40, sur ce coup , pour entrer à nouveau en Syrie. On s’améliore.
Nous nous dirigeons vers Borsa, en plein pays druze et son théâtre antique, joyau de l’archéologie syrienne.  En chemin, nous nous arrêtons pour acheter des légumes. Le marchand me sort une nouvelle caisse de tomates contre celles présentées qui étaient, ma fois bien gâtées. Nous sommes aux petits soins. Arrive le propriétaire qui parle anglais et nous commençons à discuter du voyage et de notre itinéraire. Il nous dit qu’il fait une fois par mois la route pour se rendre à Dubaï en passant par l’Arabie Saoudite et que nous pourrions rejoindre l’Iran par le sud…bof ça ne nous tenterait pas vraiment. Notre shopping légumes nous prendra plus d’une demi-heure, bien symphatique.

À Borsa, nous nous garons sur la grande place, face au théâtre, à côté d’un restaurant avec une belle terrasse fleurie et ombragée. Il s’en dégage des senteurs de jasmin à en avoir mal à la tête, mais le décor est très joli. Nous nous voyons proposer l’électricité et une douche très rudimentaire à l’eau froide pour 100 liras ce qui fait cher le filet d’eau froide, mais bon c’est du bonheur de se doucher, vu que notre pompe est toujours en rade.
Comme nous avions acheté un beau poulet rôti et des légumes sur la route, nous saisissons l’offre du proprio pour aller squatter sa terrasse avec notre pique-nique et prenons les boissons chez lui. Notre poulet sentant la viande bien passée nous nous sommes consolés avec quelques chips et notre salade, faisant le bonheur des chats du quartier, de notre chère Brigitte Bardot  et son acolyte. Un peu plus tard, je demande au garçon si je peux utiliser son évier pour faire ma vaisselle et de fait, je me réjouis que nous n‘ayons pas mangé là. Nous avons certainement échappé à  de bons dérèglements intestinaux. Même faire la vaisselle me dégoûte. Mieux vaut ne jamais voir les cuisines…restons ignorants et confiants.
Rien que la citadelle et le théâtre de Borsa méritent largement le détour. Nous ne visiterons pas la vieille ville ayant rencontré une classe en chemin…
Nous accédons à la citadelle par un petit pont, remplaçant le pont-levis de l’époque. L’enceinte de la citadelle est renforcée de 9 tours imposantes. L’on accède au théâtre en empruntant de larges couloirs sombres aux voûtes dallées et en gravissant plusieurs volées d’escaliers peu éclairés. Les enfants se transforment à nouveau en explorateurs provisoires. Nous débouchons au sommet des 35 rangs de gradins répartis en 3 rangées et pouvant accueillir jusqu’à 8000 spectateurs. S’agitent sur les gradins en courant dans tous les sens plus d’une vingtaine d’enfants. Nous n’avons pas le temps de dire ouf, que Léna et Tom sont happés et tiraillés de gauche à droite par les uns et par les autres , que Philou est sollicité pour faire des photos et qu’on m’emmène par la main me promener sur les gradins. Tom se fait crépir les joues de baisers et reste figé comme un piquet, le rouge aux joues, incapable de réagir, les I love you fusent , les garçons tirent les cheveux de Léna qui a bien de la peine à savoir où donner de la tête. C’est, diront les enfants plus tard, drôlement impressionnant. Nous discutons avec leurs accompagnateurs et leurs expliquons notre projet. Ils nous proposent de les retrouver dans le parc pour le pique-nique, dans une heure environ. Le calme revient subitement lorsque, à coups de sifflet, les enfants sont regroupés et continuent leur visite. Le théâtre semble bien serein.


Arrivés dans le parc, nous les retrouvons assis par terre en train de manger. Leurs pics-nics perdent vite tout intérêt et nous sommes à nouveau tiraillés de toute part. Certains enfants ne sont pas toujours bien intentionnés, comme ce garçon qui versera du coca sur les cheveux de Léna. Cette dernière est au bord des larmes, car si elle essaie de rendre la sympathie aux filles qui l’entourent, elle ne sait comment réagir face aux « attaques » de certains garçons. Une petite mise au point s’impose et ça va mieux. Il s’agit d’enfants réfugiés palestiniens vivant à une vingtaine de kilomètres de Bosra et qui, chaque samedi partent en groupe avec leurs accompagnateurs, dont  Siad qui lui est syrien , visiter un endroit ou réaliser diverses activités.  Nous déroulons notre parchemin et les enfants s’appliquent à écrire leurs souhaits qui diront tous la même chose : pouvoir rentrer en Palestine et vivre libre et heureux dans leur Terre.
Il n’y a que les enfants pour nous dire des choses si profondes et tristes tout en sautant et riant . On sent pourtant bien dans certains regards à quel point la vie ne les a pas épargnés. Nous sommes extrêmement touchés par certains d’entre eux. Une fille et son frère nous invitent à venir dans leur camp, dans leur famille. Nous répondons positivement, mais demandons conseil à Siad qui ne semble pas très chaud.  Il nous dit qu’il ne sait pas quand ils vont partir, puis soudain tout le monde monte dans le bus,  il nous dit que comme il s’agit d’un jour férié, ce ne sera pas intéressant, etc. Nous n’insistons pas, sentant bien que quelque chose le dérange. Dommage et merci à Jaran pour son offre. Cette dernière nous enverra un mail pas plus tard que le lendemain, puis ce sera au tour de son père de nous envoyer un mail très touchant, nous confortant dans notre choix de vivre pleinement l’instant présent avec nos enfants .
Nous continuons notre route vers Damas, déçus de ne pouvoir les suivre et partager un moment avec cette famille et bien ébranlés par cette rencontre. Les enfants en parleront souvent, surtout Léna que la guerre et le déplacement des populations préoccupent.


La ville de Damas est très accueillante. Grande cosmopolite située  aux portes du désert, et peuplée d’1 500 000 habitants, Damas est un mélange de modernité et de traditionalisme, d’urbanisme et de vie rurale. Lorsque nous plongeons dans sa vieille ville, nous sommes totalement immergés dans l’ambiance qu’elle dégage. Au détour des souks apparaît la mosquée Omeyyades et ses magnifiques mosaïques où les fidèles viennent prier, se reposer ou manger assis en groupe sur le sol dallé et lustré. Petit moment de quiétude en son sein tempéré. Les souks se suivent et ne se ressemblent pas. Nous déambulons dans le souk des soieries et tissus chatoyants, le souk des épices, confiseries et médecines naturelles où, carapaces de tortues, poissons-lune séchés et gonflés ainsi que peaux de serpent sont suspendus. Et encore, le souk des quincailliers et les échoppes alimentaires, les ruelles bondées du quartier chrétien. Les senteurs et les couleurs se mélangent , le brouhaha de la ville est rythmé  par les nombreux appels à la prière.  Comme dans les autres villes, les ruelles sont encombrées de toute part et l’on se demande comment font les camions pour passer, souvent au fil du rasoir.


À Damas nous trouvons un camping et en profitons pour démonter notre pompe qui nous fera une fausse joie en tournant quelque tours et puis…plus rien, nous changeons notre roue à jante fissurée contre la roue de secours, lavons le c.c qui en avait bien besoin et lavons 3 tonnes de linges sales à la main. Nous voilà parés pour la suite.
Nous quittons Damas pour Palmyre. La route traversant le désert, ou plutôt les steppes désertiques, s’étire au loin. Les reflets orangés et roses colorent la terre, les collines et les montagnes, puis la nuit se dépose nous enveloppant dans son silence. La route est étroite et la conduite fatigante. Nous découvrons les premières colonnades de Palmyre éclairées et nous arrêtons squatter le parking de l’hôtel du même nom que la reine Zénobie. Le lendemain, nous visitons le site et son théâtre très restauré et restons pantois devant le monumental carrefour formé de 4 bases à 4 colonnes , le tétrapyle.  Les enfants s’en vont au loin en dromadaire et nous, nous savourons un instant le calme soudain. 30 minutes de tranquillité ça vaut bien un tour de chameaux non ?.
Nous quittons Palmyre le même jour pour Deir-er-zor où nous ferons une très belle rencontre.
Deir-er-Zor est traversée par l’Euphrate, où nous nous arrêtons pour la nuit, à la recherche d’un endroit plus calme que le centre-ville pour dormir. Il y a là de nombreuses petites guinguettes en contrebas, pour boire un thé tout en admirant l’Euphrate. Mais il semble que l’air soit trop frais pour les habitants, car il n’y a personne. Nous , nous apprécions cette petite fraîcheur. Plusieurs jeunes s’attroupent autour du c.c et un d’entre eux nous amène des biscuits. Il reviendra plus tard avec son oncle et son grand-père qui nous inviteront à boire le thé autour d’une des nombreuses tables posées sur le trottoir en amont de la berge. Nous finirons par les suivre chez eux, de l’autre côté de la route. Quant à nos petits bouts, ils sont couchés devant un film depuis un moment déjà.
Galina, la femme de Mohamed est Ukrénienne. Elle nous pose beaucoup de questions sur notre voyage, pourquoi avons nous décidé de partir, etc.


Nous sommes selon elle des « heroes ». Mais non . À nos yeux les héros sont bien plus que ça. Que l’Abbé Pierre ou Mère Thérésa soit considéré comme des héros en plus d’être saints ok, mais pas nous. Le héros, est à nos yeux celui qui s’acharne pour un meilleur, individuel et collectif. Nous, nous ne sommes que des voyageurs ayant soif de découvertes, de rencontres et d’échanges. Nos sens, sans qui nous ne serions rien, ne sont-ils pas à l’écoute du monde qui nous entoure ? Nos yeux ne sont-ils pas faits pour tout voir, tout percevoir, les moindres variations de couleurs, toutes les formes et les paysages sans distinctions de races ni de cultures, sans attentes esthétiques, sans aucun préjugé? Notre ouïe n’est-elle pas faite pour percevoir toute la gamme de sons existants au monde quelqu’en soit la tonalité, des graves aux plus aigus ? Notre goût ne nous permet-il pas de savourer et de découvrir chaque épice et saveur ? Notre toucher, de palper toutes les soieries les plus fines en passant par la pierre la plus rugueuse et enfin, notre odorat n’est-il pas si subtile qu’il nous permet de percevoir la douce odeur de la cardamome dans le café, le clou de girofle dans le poulet farci aux épices et l’odeur de la pluie à venir sur la terre desséchée ? Il n’y a que nous-mêmes pour se fermer à toutes ces découvertes, parfois trop anxieux face à la différence, méfiants. Mais qui n’a jamais eu peur se sentant totalement déraciné et sans repères ? Peut-être ceux qui n’ont jamais pris le risque de s’aventurer au-delà de leur fondation aux moindres recoins connu par cœur…Mais lorsque l’on a connu les affres de l’angoisse qui nous tiennent éveillé au cœur de la nuit, de même que la douceur de certains matins sereins ou le soleil se glisse entre nos paupières encore gorgées de sommeil, lorsque l’on sait que ces états d’être ne seront souvent que passagers et conséquents à notre chemin de Vie, alors plus rien ne nous empêche de plonger dans l’inconnu et dans son tourbillon d’émotions qu’il draine avec lui. Nous ne sommes ni des héros, ni même courageux, mais peut-être ni plus ni moins juste dans l’espace présent de notre vie. Nous sommes conscients de la chance que nous avons de pouvoir vivre ces moments la, conscients de ce que la conscience même se nourrit pour grandir de ces instants de vie cristalline. Merci, merci et merci à tous ceux que nous croisons et qui nous le rappellent.
Fin de la séquence poético.intello-philosophico-déglingo. Mais,ce qui, au cœur de la nuit, nous empêche de glisser dans le sommeil doit, parfois, juste être déposé sur le papier…
Au matin, nous avons notre taxi jaune qui nous attend à 10 heures pétantes, commandé et payé par Galina et son mari, pour nous emmener au souk, en ville.

Nous découvrons un centre en pleine effervescence, bouillonnant de vie et mélangeant les odeurs, les bruits et les couleurs. Nous nous faufilons entre les gens et les étalages de nourriture, les brouettes poussées par des enfants transportant les courses des ménagères, au milieu d’une saleté plus présente que partout ailleurs, fuyons les mouches et observons les femmes en costumes traditionnels, tatouées et à la peau burinée par le soleil.  C’est dans cette ville que j’aurais remarqué le plus de personnes handicapées mentales. Jusqu’ici nous n’avons croisé qu’une seule personne en fauteuil roulant ( un char roulant) et surtout des personnes malvoyantes, mais à Deir-er-Zor le handicap mental me laisse perplexe (enfin pas vraiment, j’ai mon idée sur la question).  De retour chez Galina comme prévu pour le repas de midi, qui sera bien plus que savoureux, je lui fais part de ma remarque. Elle confirme mon idée en me disant que les gens ici se marient souvent entre cousins, membres de la même famille. Avis aux amateurs, Deir-er-zor a besoin d’un peu de nouvelles têtes…Avant mangé, Mohamed emmène les enfants et Philou pour faire un tour au bord des berges de l’Euphrate et voir les champs de coton et Galina me propose de faire tourner une machine si besoin. Yes, nous lavons nos draps. Je jubile. Nous parlons beaucoup du futur, de leurs enfants, de leurs envies et de leurs espoirs. Galina nous raconte ses impressions sur les gens d’ici, sur leur manque d’ouverture sur le monde et les autres. Nous abordons plusieurs fois ce sujet qui lui tient à cœur. Son rêve serait de visiter le Japon alors que Mohamed rêve de Suède. Après avoir mangé comme des rois, nous apprécions même une bonne douche et quittons cette très belle famille, pour grignoter encore quelques 200 kil., histoire de se rapprocher de la frontière que nous devons passer au plus tard le 29 du mois.

Arrivés dans le centre-ville,en face du poste de police, nous nous garons et à peine Philou a t’il mis le pied dehors que nous sommes subitement entourés par une trentaine d’hommes et de garçons. Je reste bien tranquillement dans mon c.c et laisse Philou se dépatouiller avec son anglais, en nette amélioration, il faut le souligner.
Un homme qui parle l’allemand nous propose d’aller garer notre véhicule vers chez lui et nous l’embarquons avec nous pour qu’il nous montre la route. Nous nous garons en bas de son immeuble, habités par les différents membres de sa famille. Comble du bonheur, il est propriétaire d’une petite pizzeria  et nous commande des pizzas que nous mangerons chez sa sœur, un peu plus tard.
Nous sommes accueillis chez sa sœur, qui habite l’étage en dessous du sien, avec simplicité et joie. Sa fille est en pyjama et nous propose de nous installer dans leur salon bien cosi et décoré façon kitch comme on aime. Typique. Nous buvons un jus et faisons connaissance tranquillement avec les questions d’usage puis l’ambiance devient très amicale. La table de la salle à manger est encombrée de paperasse et la maîtresse de maison pousse le tout sur le côté et nous installe pour manger, 4 assiettes et 4 bols et tout le reste…nous sommes un peu gênés de voir qu’en fait il n’y a que nous qui nous mangions. Arrivent les pizzas et le père et le frère et l’oncle et la deuxième fille et ses jumeaux, le fils, et…Bref, tout ce monde tirent des chaises et s’installent en bout de table, contre nous, picorent dans les plats et discutent. Une soirée de rêve. Cette famille est chrétienne et nous abordons les questions de religion et notre position face au christianisme, à le religion musulmane, nos croyances, la Palestine, etc. Tous ces sujets sont brassés dans une ambiance bon enfant avec le raki syrien qui diminue dans sa bouteille.

Nous parlons voyage, rêves et Riad ( le mari ) nous dit que s’il le pouvait, il plaquerait tout et partirait voyager. Mais en Syrie cela n’est plus possible. Nous apprenons alors que dans les années 84-85 beaucoup de Syriens partaient en Allemagne pour travailler et s’installer ; ce n’était pas un problème. Puis les choses ont changé et actuellement il est très difficile pour un Syrien de quitter son pays même pour deux semaines de vacances. L’administration ne délivre pas de visas pour l’étranger de peur que ces derniers ne reviennent pas. Nous ne nous doutions pas de cette « privation de liberté ». Autant dire que le sujet nous a accaparé une bonne partie de la soirée, mais toujours dans la bonne humeur et avec beaucoup d’humour. Les petites heures du matin pointant leurs nez, à notre grande surprise et au désespoir des enfants qui s’endorment sur les canapés (ce n’est pas faute d’avoir été invité à dormir dans un vrai lit, mais nous ne sommes pas trop décidés à laisser le c.c tout seul). Nous prenons congé en se fixant rdv à 8heures le lendemain pour la séquence photo. L’heure bien matinale vient du fait que Riad (qui est professeur de physique et de chimie) va donner des cours de soutien le dimanche matin. Dommage, pour une fois que nous étions presque au calme pour dormir…Ce que nous ignorons, c’est que l’heure d’hiver était au rdv cette nuit-là et nous nous retrouvons comme des c…, Philou et moi, devant notre c.c à 7h00 pile ! Arrive au même instant  Bahoud, qui se demande bien où nous allons ainsi de si bon matin. Nous lui expliquons que nous avons rdv pour les photos et il nous invite à monter chez lui en attendant l’heure, riant bien de notre mine déconfite. Une heure de sommeil en plus aurait été la bienvenue. Il nous présente sa femme et ses deux garçons et nous prenons le thé à moitié endormi. 8 heures arrivent et nous allons réveiller les enfants dans le c.c  . Nous nous retrouvons tous pour la photo et un copieux déjeuner : œufs, pizza, pain chaud, fromage, miel, marmelade, jus, thé, café tout y est, la grande classe. Et cerise sur la gâteau, en final, une bonne douche. Nous partons avec une bonne vingtaine de gens sur le trottoir, pour nous dire au revoir. Pour nous, ce sont vraiment des moments particuliers.

Cliquez sur la vache ou sur le camel pour la galerie photo…au choix! (bien observer la photo 78!)

Nous avançons dans une sorte de jour blanc, induit par la petite tempête de sable qui durera toute la journée. L’ambiance est bien étrange, surtout au passage en douane, que je ne raconterai pas, car les douanes syriennes on en a notre claque.
Voilà une belle étape qui se termine nos pensées se tournent vers les montagnes d’Anatolie de l’Est et le climat plus froid qui nous attend. Mais nos pensées ne nous préparent pas à ce que nous vivrons, en terre kurde de Turquie…Suspens…
À bientôt