Emirat Arabe Unis 1 – 30/11/2010 -

Aux Émirats le sport national est, semble-t’il, la course de chameaux dont les jockeys ont été remplacés par des robots, mais nous nous demandons si ce n’est pas la conduite automobile. À croire que la virilité des scheiks se mesure à la grosseur de leur…voiture, dont la grandeur s’apparente plus au tank qu’à notre jolie et disparue coccinelle. Le faste des buildings supra modernes et gigantesques laisse vite place à une bien pauvre constatation écologique : non seulement leur mode de vie urbain est ultrapolluant, mais en plus le respect des terres et de l’environnement laisse à désirer.

Les E.A.U sentent le fric pas chic, la superficialité et la pauvreté d’âme. Peut-être cette dernière se cache t’elle derrière les voiles noires des burkas…

La causticité de ce récit est à l’image de ce que nous ressentons. Nous nous réjouissions de venir ici pour retrouver un peu d’anonymat et nous sommes servis. Heureusement, les Indiens et les Philippins échappent à la règle de l’individualisme ultrasacralisé.

Les voitures sont pomponnées au détriment du reste et décorées à la limite du ridicule, aux couleurs des Émirats. Culture et traditions doivent être enfouies dans les déserts et oasis perdus et nous n’aurons pas la chance de les découvrir.

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Les enfants des familles nombreuses sont escortés par des nounous asiatiques pendant que les femmes et leur mari se reposent. Sur la plage nous aurons le loisir d’observer une de ces familles aux femmes multiples, assises sur des chaises, voilées et entourées par les voitures formant une sorte de rempart supplémentaire. Vive la plage. Les enfants, parfois de vrais bourreaux et petits cons, font grimacer les nounous (en cachette). Mais, rassurons-nous, ils ne sont pas tous comme ça…

Bref, après deux jours à Dubaï où nous profitons de nous baigner dans le golf turquoise, de visiter un des nombreux et gigantesque mall et son carrefour et ses sushis délicieux, nous partons en direction de Musandam, péninsule du petit Oman. Oman est un pays divisé en deux voire trois parties, soit le Musandam occupant la pointe au nord-est des Émirats, puis une sorte d’enclave omanaise entourée par l’Émirat de Fujairah, puis le grand Oman bordé par l’Émirat d’Abu Dhabi, l’Arabie saoudite, et le Yemen tout au sud. Peu avant la frontière, nous réalisons que nous allons devoir faire notre visa et dédouaner le véhicule pour deux jours seulement puis rebelote pour entrer à nouveaux aux Émirats et encore une fois pour rentrer dans le « grand » Oman…Zut. Du coup nous laissons tomber la péninsule de  Musandam et nous dirigeons sur la côte est des E.A.U. C’est là que nous nous offrons notre premier hôtel, mais pas le dernier?, au bord du golf d’Oman. Nous avions presque oublié ce confort absolu et délicieux, la fraicheur du linge propre et la douceur d’une douche et d’un bain chaud dans la tranquillité sereine d’une divine salle de bains aux dimensions à rendre jaloux notre mobile hope. Top la classe. Mais alors, vraiment top top top. Nous nous offrons une séance de grand lavage et écoulons dans notre belle baignoire 4 étoiles nos 20 kg de linges très sales, parons ce beau balcon nu de nos fripes fleurant l’amande et faisons voler les draps en nous débattant avec délice dans leur fraicheur climatisée. Les enfants ne veulent même pas quitter la chambre la nuit venue et s’offrent un petit tête à tête devant la table à roulettes à nappe blanche dressée pour eux et nous nous offrons une digne soirée d’amoureux, dégustant un bon poisson frais grillé les pieds dans l’eau, le nez dans les étoiles en écoutant le murmure des vagues et dégustant un bon verre de blanc. Uhm…romântiqueuh éh ! On en a besoin, car le voyage ce n’est pas tous les jours l’amoûrrr…

Après ces deux jours de farniente nous réintégrons notre maison à roulettes et roulons, direction Oman. Le soir, nous nous arrêtons à Fujairah où nous offrons aux enfants un tour de karting qui vaudra à Léna bien plus de larmes que de plaisir et à nous, quelques soucis.

Tom tourne sur son circuit à l’aise, se sentant pousser des ailes alors que Léna s’écrase la cheville prise entre son karting et les pneus délimitant la piste. Le jeune homme court la dégager, mais le mal est fait ; cela nous vaudra une demi-journée à l’hôpital de Muscat, des cannes anglaises, des antibios, une boîte de compresses stériles agrémentée de quelques larmes de crocodile, une ou deux nuits de mauvais sommeil pour la mère stressée que je suis et quasi 10 jours de béquille avant que Léna puisse marcher et courir à nouveau. On Adôôre le karting !

Le lendemain, le 7 décembre, nous rentrons en Oman, heureux.

5 réponses à to “Emirat Arabe Unis 1 – 30/11/2010 -”

  • Allez dites le!
    Les photos des moquettes-cars ont été prises le jour de la « money-parade », hein?
    Pour l’info: A la création de cette journée célébrant la rencontre des 4X4 et de l’art brut, ils ont hésité avec la « gazoun-parade » mais ils ont eu peur d’une possible récupération de l’appellation par un groupe de terroristes lesbiennes israéliennes…
    Des becs x4 à vous 4 sans gazoun!
    Fatna

  • Jean Fix:

    sympa tes images… pis ta piscine à Oman, d’enfer… tu payes l’apéro, je prends vite fait 2 à 3 leçons de chaoui sur la méthode Assimil, on leur dis que le pastis et les cahouétes, c’est vivement recommandé dans le verset 652.31.12 du coran, et j’arrrrrrrrrrrrive…
    Bonne route

  • laurent:

    J’avais pas vu les photos. Question déco, ils ont, comment dirais-je, un mauvais gout sur-développé, pour rester poli.

  • laurent:

    Olà,

    J’espère que ca va bien. Si je comprends bien, tu fais 30 bornes et tu sors d’un état pour rentrer dans un autre avec tout ce que cela comporte comme paperasse. Sinon, ca a pas l’air sympa du tout le bling-bling à grande échelle. En ce qui concerne le prof tout fou, une de plus, je suis obligé d’admettre sa supériorité…Allez bonne route et au plaisir de vous lire

  • professeur Dingo:

    Est-ce que cet incident confirmerait le dicton :

    Fille au volant….

    :-)

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