Australie – Côte Est -

Nous arrivons en Australie après 3h30 de vol dans un ciel bleu sur-océanique, quasi à la même heure que celle de notre départ à Chrischurch, en Nouvelle-Zélande.

 

                  PHOTO DEPUIS L’AVION

 

L’Australie est la plus grande île au monde (superficie : 7 686 850 km2), mais aussi le plus petit continent.

Elle est divisée en territoires et états distincts : l’Australie-Occidentale (western Australia) dont Perth et sa côte ouest sauvage et peu peuplée, ; le Territoire du Nord formé de déserts et territoires aborigènes traversés essentiellement par la A87 et sa ville de Darwin ; l’Australie du Sud ou Australie-Méridionale dont Adélaïde, la Kangaroo Islande et son outback asséché ; la Nouvelle-Galles du Sud agrémentée de nombreux parcs nationaux splendides de forêts humides en passant par l’envoûtante Sydney et ses Blues Mountains ; le Territoire de la Capitale australienne et Canberra, le Victoria et sa mythique « Great Ocean Road », ainsi que le Queensland où nous arrivons dans la ville de  Brisbane, 3ème plus grande ville d’Australie avec 1, 860,000 habitants.

 

PHOTO BRISBANE

 

L’Australie c’est aussi la Tasmanie, île australienne légèrement plus grande que la Suisse et située entre la mer de Tasman et l’océan pacifique, à quelque 250 kilomètres du main land australien.

 

PHOTO TASMANIE PAYSAGE

Ce qui rend l’Australie si riche et dépaysante vient des caractéristiques de chacune de ces régions ; température, climat, faune, flore nous donnent l’impression de passer d’un pays à un autre, tant ces divers aspects changent fondamentalement.

PHOTO KANGOUROU

Certaines régions souffrent d’un climat tropical, avec son lot de cyclones, de pluies tropicales et torrentielles, de températures élevées et d’un taux d’humidité dépassant les 85%, d’une faune sauvage et parfois dangereuse, alors que d’autres semblent désertiques avec leurs pluies ponctuelles transformant là encore le décor le temps de quelques semaines.

PHOTO PARC TOP END

L’Australie c’est avant tout une culture anglo-saxonne mélangée aux modes de vie canadien et américain agrémentée de quelques notes exotiques issues de l’immigration.  Son flegme britannique se transforme au son des accents bigarrés du sud de l’Italie en passant par l’Inde via la Chine et l’Europe de l’est (surtout dans les grandes métropoles telles Melbourne où se concentre une grande partie de l’immigration).

PHOTO RUELLE MELBOURNE

L’Australie c’est  aussi les petits bungalows et jardinets  typiquement british et tout propres s’opposant aux maisons en bois à la peinture écaillée et leur bazar environnant monstrueux donnant aux jardins des allures de véritables carrosseries ;  et encore des étendues infinies, des fast foods et liquor store à profusion, des motels moches (on est bien content de voyager en camping-car), des 4×4 gigantesques et caravanes énôôôrmes, des villages préservant le style cow-boys au temps de la ruée vers l’or, des routes longues et interminables, des espaces vierges et étendus, une vie sauvage et une faune infinie.

PHOTO WOMBAT

L’Australie c’est aussi toute une histoire dont la page quasi tournée semble inexistante, si ce n’est dans quelques musées et plaques commémoratives éparpillées au gré de sites importants  concernant la culture du peuple aborigène ; peuple massacré dont la plupart des individus sont actuellement parqué dans quelques réserves arides et désertiques.

PHOTO AVEC ABORIGENE PEINTURE

 

Et le pire, est d’entendre certains propos raciaux stigmatisants déplacés, tels que «  on leur donne de l’argent, ils ont tout facilement et ils sont alcooliques… ». Bref, ici aussi l’histoire du pillage des terres par l’Homme Blanc est de mise, avec son lot d’horreurs et de barbaries.

PHOTO SITE TASMANIE

Et pour finir, mais pas de façon exhaustive, l’Australie est un pays où la modernité ( elle est l’un des pays les plus développés au monde) cohabite toujours avec la vie sauvage. C’est ce qui nous a le plus frappés dès notre arrivée à Brisbane, dans le Queensland.

 

         PHOTO BRISBANE

Cette ville urbaine active a gardé un esprit décontracté et une certaine nonchalance. En nous baladant dans ses rues nous sommes surpris d’apercevoir nombre d’oiseaux colorés dont les splendides loriquets et les criards cacatoès, de  découvrir à nos pieds nombre de lézards énormes et toutes sortes d’insectes que nous avions presque oubliés durant notre séjour en Nouvelle-Zélande.

         PHOTO KANGOUROU

Nous arrivons à Brisbane pour les 12 ans de Léna et visitons le parc de koalas pour son anniversaire, réalisant ainsi un de ses rêves à savoir, tenir un koala dans ses bras.

PHOTO LENA KOALA        

Nous nous familiarisons avec les kangourous que nous pouvons caresser et découvrons quelques aspects moins charmants de la vie sauvage que nous serons peut-être parfois à même de rencontrer (serpents, araignées, crocos…).

PHOTO KANGOUROU

 

Nous récupérons notre c.c avec quelques petits dommages qu’il nous faut réparer avant de pouvoir nous lancer sur la route et la recherche des différents bureaux nous permettant de légaliser notre voyage sur les routes australiennes. Après un jour et demi assez intense, nous quittons la ville affublés de nos contrats d’assurance et de notre permis de circuler (cf pratik Australie).

 

         PHOTO BRISBANE

 

Le kdo d’anniversaire de Léna comprenant un spectacle de chevaux imageant la vie de l’Outback australien, nous quittons la ville pour la Gold Coast…que nous déserterons rapidement.

Parcs d’attractions en tout genre, plages réputées et bondées, nous fuyons dans l’arrière-pays de la Côte-Nord septentrionale et nous laissons entraîner sur les routes à l’asphalte biscornu jusqu’à Nimbin, ville hippie hors du temps.  En chemin, nous sommes surpris par l’image de kangourous sautillant entre les vaches occupées à brouter et ruminer. Effet assez saisissant.

PHOTO KANGOUROU DANS LES CHAMPS

Nous constatons que l’idéologie fleur bleue à quelque peu cédé la place à l’image d’une décadence alcoolisée et d’une fumette limite intempestive et abrutissante.

PHOTO Femme visage défait

 

Vive la nature et ses bienfaits ; tous ces slogans écolos nous font doucement rigoler et nombre de faciès dépravés nous confortent surtout dans l’idée que mieux vaut parfois consommer un bon coca bien corrosif et limiter la consommation de plantes naturelles illicites.

PHOTO NIMBIN RUE CENTRALE

 

Nous continuons notre route sur Lismore, traversons de belles régions de forêts humides, de paysages composés de vergers, d’eucalyptus, de plantations de noix de macadamia, de terres agricoles, de petits bourgs alternatifs qui nous donnent l’impression d’avoir été parachutés à une autre époque, dans un monde encore bien éloigné du tumulte habituel.

PHOTO PARC VERS NIMBIN, OISEAUX

Nous rejoignons Byron Bay et ses plages splendides, sa crique réputée pour ses vagues et ses dauphins, lieu de passage des baleines, migrant vers l’antarctique durant les mois d’hiver.

 

PHOTO BYRON BAY

Nous resterons 4 jours dans ce petit paradis et même si rien ne nous y fait penser, nous serons rappelés à l’ordre par les enfants et fêterons Noël comme il se doit sur notre nouvelle terrasse ensoleillée, vue sur la mer.

PHOTO NOEL CC BYRON BAY

Nous longeons la côte, puis quittons le littoral pour l’arrière-pays et le parc naturel de Dorrigo, la jolie ville du même nom et celle de Bellingen avec ses belles bâtisses et enseignes nous donnant l’impression de nous être perdus dans un décor digne de la série de notre enfance, « la petite maison dans la prairie ».

 

PHOTO SUR LE SKYWALK DORRIGO

Nous arrivons à Newcastle pour un check-up de notre c.c qui gargouille de façon étrange et repartons allégé de quelques liasses en direction de Sydney en passant par The Entrance et le lac de Tugerrah, peuplé de pélicans majestueux et entouré de belles pistes cyclables.

 

PHOTO PÉLICAN

 

Trouver un camping à Sydney la veille du jour de l’an c’est avéré difficile et nous établissons notre campement à Manly quelques 17 kilomètres au nord de la ville. Arrivés trop tard pour affronter la cohue de visiteurs et touristes venus admirer les feux sur la baie et le Harbour Bridge de Sydney, nous optons pour ceux de Manly. Bof, bof pas transcendants du tout ! En tout cas, nous sommes unanimes : ceux de St-George sont bien plus beaux ! Peut-être aurions-nous dû persévérer et tenter notre chance pour aller sur Sydney. Bref, Sydney or not Sydney, nous mettrons les pieds dans l’an 2012 comme tout le monde…et étant dans cette partie du monde, avant le reste du monde…

 

PHOTO DE SYDNEY

 

L’arrivée sur Sydney par le ferry depuis Manly est vraiment belle. Toute la baie est splendide ; côtes et plages jouxtent de jolies maisons et parcelles boisées, de grandes terrasses et port de plaisance, les voiliers et embarcations légères sillonnent sur les eaux bleutées et l’arrivée sur l’opéra et le Harbour bridge nous décoiffe légèrement.  La ville bien que bondée de touristes reste calme et agréable à visiter. Nous prenons le temps de déambuler dans les Rocks, anciens quartiers portuaires peuplés par les marins, prostituées et brigands de tout genre ainsi que la populace pauvre de l’époque. Le quartier jugé d’infâme, infesté de rats et de vermines fût presque totalement détruit à la faveur de dignes buildings froids et sans âmes et rares sont les maisons anciennes ayant survécues à ce massacre.

PHOTO DES ROCKS

Nous nous offrons le « Climb of your life » en grimpant sur l’arche du mythique Harbour Bridge un soir d’orage et devons rebrousser chemin au mi-parcours, les éclairs et l’électricité de l’orage devenant menaçants sur cette arche 100% métallique. Quelle galère ! Nous pouvons reconduire notre visite d’ici 4 jours et décidons d’aller faire un tour dans les Blues Mountains en attendant.

PHOTOS BLUES MOUNTAINS

À quelque 2 heures de route de Sydney apparaissent de somptueux décors naturels de roches océaniques et volcaniques, mélange de forêts humides, de cascades vertigineuses et de falaises à pic. Nombreux sont les sentiers pédestres et de randonnées plus ou moins longues. La faune ornithologique est énorme et nous découvrons de nouvelles espèces à nos yeux encore inconnues. Les cacatoès viennent sautiller devant notre c.c et poussent leur audace jusqu’à venir piquer le pain de la main de Léna.

PHOTO CACATOES LéNA BLUE MOUNTAINS

 

 

Au crépuscule la vie sauvage s’anime, oiseaux et chauve-souris se disputent le ciel tandis que les crapauds s’en donnent à cœur joie et que les opossums et autres rongeurs non identifiés furètent autour des campements.

PHOTO OISEAUX RIEURS

5h30 du matin, nous émergeons des brumes de la nuit tirés de nos rêves par le chant de l’oiseau rieur (Laughing Kookaburra) ; son rire déchire le voile de l’aube et commence alors un vrai concerto pour volatile. Petite berceuse hétéroclite qui nous replonge dans un sommeil léger.

 

PHOTO BLUE MOUNTAINS

De retour à Sydney, nous entamons notre marathon nocturne sur 4 jours alliant théâtre, comédie musicale, cirque et grimpette de l’arche dans la clémence d’un ciel dégagé. Nous sommes sur les rotules après ces 4 nuits trop tardives.

PHOTO CIRQUE

La montée sur l’arche du pont est une expérience intéressante, bien que trop chère, rien qu’au niveau de la préparation qu’elle implique. Nous sommes harnachés et parés de tout un attirail clipsé et fixé à nos combinaisons dignes de star trek, afin d’éviter toute chute d’objets sur le bitume et le trafic en dessous. L’Arche mesure 134 mètres et des poussières et la vue est évidemment imprenable. Elle nous dessine de nouveaux horizons lointains qui nous appellent et nous invitent à reprendre la route.

PHOTO PONT

La côte est australienne comprend d’innombrables parcs nationaux préservés, des plages étendues sur des kilomètres où  de toutes petites criques aux eaux cristallines. La nature a pu garder ses droits, certainement grâce à la faible densité de la population pour un continent aussi grand. Nous quittons ce paradis côtier pour la Kangourou Valley, ses montagnes et forêts humides chaudes. Les kangourous que nous croisons sont d’une autre espèce que ceux déjà rencontrés ; leur poil est foncé et leur taille assez surprenante. Il semblerait qu’il s’agisse des kangourous géants. Ici, les villes-villages ne comprennent souvent qu’une rue et quelques bâtisses égrainées ici et là, une station essence et un pub-restaurant-liquor store.

 

PHOTO KANGOUROUS gris

 

 

         PHOTO JERVIS BAY

De retour sur la  côte, la baie de Jervis et sa jolie ville de Huskisson borde un large parc marin protégé. Le matin les dauphins sautent à la pointe des rochers qui s’enfoncent dans les eaux riches en algues et petits poissons, à quelques mètres de la plage. Les parterres de roches lisses ressemblent étrangement à cette forêt fossilisée que nous avions vue en N-Z.  Des bandes de roches noires lisses séparées et reliées entre-elles comme par une longue soudure rouillée. C’est étrange et très beau, sur un fond turquoise.

         PHOTO PLAGE A JERVIS BAY, algues

D’autres roches sont recouvertes de chapelets d’algues jaunâtres non toxiques, encadrant de petites criques de sable blanc.  Ici la mer est calme et l’on peut enfin se baigner, nager voire faire la planche ! Une première depuis notre arrivée ! Pas besoin de bodyboard !

PHOTO DURAS

Nous découvrons Duras Nord et son Depot Beach Point dans le parc national de Murramarang. L’endroit est reculé et peu touristique. Le parc côtier aux multiples criques sauvages abrite bon nombre de kangourous et de loriquets. Les kangourous sautillent devant notre c.c , traversent notre terrasse et les plus courageux viennent manger dans la main des enfants. La forêt comprend quelques belles randonnées assez courtes dont la boucle longe les roches en contrebas des falaises, praticables à marée basse uniquement. Le paysage est grandiose et si bien préservé. Comme en Nouvelle-Zélande, nous découvrons un pays ou la nature semble bien préservée, mis à part la multitude de fertilisants et produits chimiques utilisés pour l’agriculture et nuisant à la faune ornithologique et insectes nécessaires, dont les abeilles.

PHOTO DE LA BAIE D’EDEN DAUPHINS

Plus au sud, la Baie d’Eden nous réserve une belle surprise. Une colonie de dauphins la sillonne de long en large et Philou muni d’un bodyboard dépasse les rouleaux pour se mettre sur leur route ; ces derniers continuent leur chemin en lui passant à côté comme si de rien n’était, alors que pour Philou l’expérience est énorme. Nous, nous le regardons avec envie, mais les vagues sont bien trop fortes pour qu’on s’y aventure.

 

PHOTO EDEN PORT

 

Nous quittons la Nouvelle-Galle du Sud et entrons dans le Victoria. Le village de Mallacoota sera notre prochaine étape où nous passerons quelques jours au rythme du vélo et de la pêche avant de poursuivre sur Melbourne, ville de 3,9 millions d’habitants et son Open D’Australie où nous irons voir perdre notre cher tennisman suisse avant d’embarquer sur le Spirit of Tasmania qui nous emmènera quelque 250 kilomètres au sud, en Tasmanie.

PHOTO MALLACOTTA PELICAN, PECHE

Prochaine étape, sous Tasmanie.

 

 

 

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